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Applyterra est en beta publiqueLes règles bougent encore et des parties peuvent sauter. Tu joues la v107.

6 min de lecture

Première partie : comprendre les règles

Le but, la boucle d'un tour, le debug en deux nombres et le pair programming : de quoi comprendre les règles et ouvrir une table entre amis, à deux ou trois, avec un code partagé.

La table d'ApplyTerra : un bureau vu du dessus, trois piles de cartes au centre, deux panneaux adverses en haut, la main du joueur en bas.
La table. Un bureau vu du dessus. Au centre, les piles ; en haut, les deux autres sièges ; en bas, ta main et la barre d'actions.

ApplyTerra se joue à deux ou trois, dans le navigateur, sans rien installer. Une partie tient en vingt à quarante minutes et chaque tour est plafonné à cinq minutes — le temps d'un daily qui se passe bien. Ce guide sert à passer de « je n'ai jamais vu ce jeu » à « on lance une table ce midi » sans lire les huit chapitres du manuel d'affilée.

  • 2—3joueurs par table
  • 5 minpar tour, au maximum
  • 10niveaux jusqu'à la victoire

La seule règle à retenir avant de s'asseoir

Le premier joueur niveau 10 gagne. Tout le monde commence niveau 1. On monte en battant des bugs, ou en vendant des cartes — mais le dernier niveau ne s'obtient qu'en battant un bug. Jamais par une vente.

C'est cette dernière phrase qui fait toute la partie. Quelqu'un peut accumuler des crédits toute la soirée : à niveau 9, il lui faudra quand même ouvrir un debug et le fermer. Et c'est exactement le moment où les deux autres sortent leurs cartes.

Ton tour, en quatre temps

La boucle ne change jamais, ni de tour en tour, ni de joueur en joueur. C'est le chapitre 02 du manuel, résumé ici dans l'ordre où tu vas le vivre.

  1. Pioche un ticket. La première carte de la pile Tickets, face visible. Si c'est un bug, le debug démarre aussitôt ; si c'est un incident, l'effet te tombe dessus ; sinon la carte part dans ta main.

  2. S'il n'y a pas eu de bug, tu ne peux pas passer. Tu t'auto-assignes un ticket (une carte de la pile, face cachée) ou tu sors un bug de ta main pour t'y attaquer.

  3. Tu t'équipes, tu vends, tu respectes le WIP. Cinq cartes maximum en main à la fin du tour ; le surplus part au joueur le plus bas niveau.

  4. Fin de tour. Tu passes la main. Le chrono de cinq minutes repart pour le suivant.

Le debug : deux nombres, une seule comparaison

C'est le cœur du jeu, et c'est plus simple que ça n'en a l'air. D'un côté ta vélocité : ton niveau, plus ton équipement, plus tes bonus jetables, plus un éventuel binôme. De l'autre les story points du bug : le chiffre imprimé sur sa carte, plus les boosts que les autres ont posés dessus, plus ses bonus contre ton métier ou ton profil.

À égalité, c'est le bug qui gagne. Ta vélocité doit être strictement supérieure. Un Ticket Jira P0 à 8 story points ne se ferme pas avec 8 de vélocité.

La fiche de debug ouverte : la carte du bug au centre, le rapport de force à gauche ligne par ligne, les actions disponibles à droite et une fenêtre d'intervention de 16 secondes en bas.
Le rapport de force. Chaque ligne dit d'où vient un point : base, équipement, combos, jetables, binôme, boosts posés. Personne n'a à faire l'addition de tête.

Si tu es en dessous, tout n'est pas perdu : tu peux réassigner le ticket. Un dé, il faut 5 ou plus, modifié par ton matériel, ton métier et ton profil. Refusé, le ticket te revient et tu encaisses son effet de bord — perte de niveaux, d'équipement, de cartes en main, parfois de ton métier. Le pire des cas te laisse ton niveau, ton métier et ton profil : personne n'est jamais éliminé.

Jouer entre amis : demander de l'aide, et s'en méfier

Pendant un debug, tu peux demander un pair programming à un seul joueur. S'il accepte, sa vélocité s'ajoute à la tienne pour ce debug, et il prend 1 goodie en échange. Tu gardes le reste et le niveau. Ce qui se passe entre les deux se négocie à voix haute — c'est là que la partie devient une partie.

La modale « Pair avec qui ? » : deux joueurs proposés, InternGPT et ZoomZombie, avec leur vélocité, et un bouton « Finalement non ».
Un seul binôme par debug. Il prend un goodie, et il reste libre de refuser. Les deux moitiés comptent.

Le reste du temps, tes amis ne t'aident pas. Trois cartes se jouent à n'importe quel moment, même hors de leur tour :

  • Boost — posé sur le bug en cours de debug, il le renforce. Un Enragé lâché au bon moment change une victoire en effet de bord.
  • Bonus jetable — plus ou moins de vélocité pour celui qui débugge, le temps d'un seul debug.
  • Incident — un effet immédiat, sur le joueur de leur choix.

Autrement dit : plus tu approches du niveau 10, plus tu deviens la cible. C'est prévu. Regarde ce que fait Le Dragon RH ou La Réu Qui Aurait Dû Être Un Mail avant de vous asseoir, ça évite les mauvaises surprises.

Ouvrir une première table, concrètement

Le chemin le plus court, si personne n'a jamais joué : commencez par le didacticiel. Il se joue sur une vraie table, sans compte, et déroule les règles une par une — pioche, debug, équipement, pair programming — au lieu de les énoncer.

  1. Un joueur ouvre une table depuis le bouton Jouer et récupère le code de quatre caractères.
  2. Il le colle dans votre canal d'équipe. Une table privée n'apparaît nulle part dans la liste publique.
  3. Les autres rejoignent avec le code. S'il manque quelqu'un, des IA prennent les sièges libres — la table s'arrête à trois joueurs, IA comprises.

Pendant la partie, le bandeau central rappelle à chaque tour ce que tu peux faire, et le rapport de force affiche le détail de chaque point. Aucune des deux aides ne demande de connaître le manuel par cœur.

Écran de fin de partie : « Tu as gagné — Niveau 10. La prod tient, le sprint est livré, la rétro attendra. »
Fin de partie. Niveau 10, atteint en fermant un bug. Il n'y a pas d'autre façon de voir cet écran.

Ce qu'il reste à lire

Trois chapitres du manuel n'ont pas leur place dans une première partie, mais changent tout à la deuxième : la vente (1000 crédits contre 1 niveau, jamais le niveau 10), l'équipement et ses cinq emplacements — un clavier en occupe deux — et les combos, qui s'activent quand les bonnes pièces se retrouvent sur ton bureau.

Tout est écrit dans les règles, dans l'ordre, avec les cas tordus. Et si tu veux savoir à quoi tu vas te heurter, les 334 cartes du deck sont en accès libre, effet et vanne compris.